Mon Coteau Rouge
Quand je me rends sur les lieux de mon enfance, je ne m'y reconnais plus.
Mes plus lointains souvenirs remontent à 1952, alors que j'avais cinq ans. C'est l'année où ma grand-mère Royal m'a donné un avion en tôle peint rouge et bleu. C'est vers la même époque que la télévision fit son entrée à la maison.
Mon père avait acheté plusieurs terrains sur la rue Westgate en haut et en bas du Coteau Rouge. Au fur et à mesure que ses sept enfants virent le jour et le soleil, il vendit quelques uns de ces terrains qu'il avait achetés du grand fermier Dubuc qui lotissait ses terres du Coteau Rouge.
Il avait d'abord bâti, en 1947, une maison de quatre pièces, sans cave ni étage. Il n'y avait ni congélo ni frigo électriques.
Un grand roux, maigre et grincheux faisait la livraison de blocs de glace, et quand il arrivait avec son attelage de chevaux, nous étions ravis.
Les premières années, c'est une truie chauffée au charbon qui réchauffait la cabane pendant l'hiver. Ensuite, le bonhomme renplaça la vieille truie par une fournaise à l'huile plus efficace.
Quand je commençai à fréquenter l'école en 1953, on dut m'envoyer dans une maison privée dont l'étage accueillait trente nouveaux. Il y avait explosion démographique et les écoles manquaient cruellement.
Dans ces années de pionniers, les rues n'étaient pas pavées, de profonds fossés servaient d'égoûts, mauvaises odeurs et poussière règnaient en maîtres pendant l'été.
Au début, il y avait des terrains vacants partout. En haut du Coteau Rouge, il n'y avait que des pistes pour se rendre à Longueuil.
Le fermier Després sortait encore sa pouliche pour aller à la messe de Noël à l'église Notre-Dame-de-Grâces.
En face de chez moi, un grand champs vague, puis le domaine des Savard. Des champs partout autour de moi.
Aujourd'hui, c'est plus pareil.
Mes plus lointains souvenirs remontent à 1952, alors que j'avais cinq ans. C'est l'année où ma grand-mère Royal m'a donné un avion en tôle peint rouge et bleu. C'est vers la même époque que la télévision fit son entrée à la maison.
Mon père avait acheté plusieurs terrains sur la rue Westgate en haut et en bas du Coteau Rouge. Au fur et à mesure que ses sept enfants virent le jour et le soleil, il vendit quelques uns de ces terrains qu'il avait achetés du grand fermier Dubuc qui lotissait ses terres du Coteau Rouge.
Il avait d'abord bâti, en 1947, une maison de quatre pièces, sans cave ni étage. Il n'y avait ni congélo ni frigo électriques.
Un grand roux, maigre et grincheux faisait la livraison de blocs de glace, et quand il arrivait avec son attelage de chevaux, nous étions ravis.
Les premières années, c'est une truie chauffée au charbon qui réchauffait la cabane pendant l'hiver. Ensuite, le bonhomme renplaça la vieille truie par une fournaise à l'huile plus efficace.
Quand je commençai à fréquenter l'école en 1953, on dut m'envoyer dans une maison privée dont l'étage accueillait trente nouveaux. Il y avait explosion démographique et les écoles manquaient cruellement.
Dans ces années de pionniers, les rues n'étaient pas pavées, de profonds fossés servaient d'égoûts, mauvaises odeurs et poussière règnaient en maîtres pendant l'été.
Au début, il y avait des terrains vacants partout. En haut du Coteau Rouge, il n'y avait que des pistes pour se rendre à Longueuil.
Le fermier Després sortait encore sa pouliche pour aller à la messe de Noël à l'église Notre-Dame-de-Grâces.
En face de chez moi, un grand champs vague, puis le domaine des Savard. Des champs partout autour de moi.
Aujourd'hui, c'est plus pareil.
Publicité